S'installer à Erevan : ville rose, lycée Anatole France et séismes
Le séjour sans visa couvre jusqu'à cent quatre-vingts jours pour un ressortissant français, avec un passeport valide sur toute la durée. Au-delà, la carte de résident devient la pièce clé, et c'est elle que le transitaire demandera pour le dédouanement.
Erevan doit son surnom de ville rose à la pierre de tuf qui habille la plupart de ses bâtiments. Le plan moderne, dessiné par l'architecte Alexandre Tamanian au vingtième siècle, organise le centre en anneaux réguliers. Depuis la Cascade, le mont Ararat ferme l'horizon par temps clair, un spectacle qui fait oublier les cartons.
Environ quatre-vingts pour cent du territoire se trouve en zone sismique. Rien qui empêche de vivre normalement, mais une habitude à prendre au remontage : les meubles hauts se fixent au mur, et les objets lourds descendent sur les étagères basses.
Pour les enfants, le Lycée international français Anatole France accueille les élèves des petites classes jusqu'au lycée, avec un cursus en langue nationale à chaque niveau. C'est le seul établissement du pays homologué par le ministère français de l'Éducation nationale, et les places se demandent tôt.
Le courant se situe entre 220 et 240 volts, sur des prises de type C à broches rondes. Les appareils français conçus pour 230 volts fonctionnent sans transformateur. Un petit lot d'adaptateurs règle les fiches avec terre.
Le premier mois, gardez des espèces : les cartes passent bien à Erevan, beaucoup moins ailleurs, et la monnaie locale est le dram. Les petits achats d'installation, quincaillerie, ampoules, ustensiles, se règlent souvent en liquide. Un envoi aérien de quelques cartons dépanne si le conteneur prend du retard.